La question de l’assurance de copropriété est assez complexe. Il s’agit d’un type d’assurance qui tient compte des biens matériels et de la responsabilité de chaque copropriétaire. Son financement nécessite une certaine connaissance du monde financier et de l’assurance. Pour des non-professionnels, ce n’est pas évident. Comment donc financer l’assurance d’une copropriété ? Voici des précisions à ce sujet.

Commencer par déclarer avec précision la superficie de l’immeuble

Premièrement, vous devez évaluer la prime d’assurance de la copropriété. Pour ce faire, le premier élément qui est considéré pour le calcul est la taille du bâtiment. Pour des non-professionnels, ce n’est pas évident. La taille de l’immeuble correspond à la somme des superficies de chaque étage de l’immeuble et du rez-de-chaussée. Vous devez savoir que si la superficie inscrite dans un précédent contrat dépasse celle qui a été réellement constatée, vous paierez trop cher votre assurance. Si par contre elle est inférieure à la réalité, vous risquez une sous-indemnisation au cas où vous seriez face à un sinistre. Si la différence est très importante, la superficie qui est considérée pour le calcul de la prime d’assurance de copropriété est celle qui est stipulée dans le contrat précédent.

Ne pas exagérer en termes de prix

De façon générale, le tarif légal de base des primes est de 1 000 € par an pour copropriété de moins de 5 logements ou de 1 000 mètres carrés développés au maximum. En Île-de-France, notamment en région parisienne, les tarifs avoisinent 0,8 €/m² développés pour les immeubles des années 80 en bon état et qui ne présentent pas de risque particulier. Les prix peuvent aller à 2 €/m² développés pour les grands immeubles à Paris. En région provinciale, les tarifs sont plus intéressants, soit de 10 à 30 % en moins. Quelle que soit la zone géographique, vous pouvez éviter de surpayer l’assurance d’une copropriété en mettant souvent en concurrence votre assureur.

Un moyen supplémentaire de diminuer la prime d’assurance est d’accepter certaines franchises sur les garanties que vous propose l’assureur. Cette franchise ne devrait pas dépasser 400 €. Par ailleurs, il est parfois inutile de notifier aux assureurs les sinistres ne nécessitant que de petites réparations. Ce qu’il faut savoir, c’est que plus les dossiers sont nombreux, plus l’assureur pourrait augmenter la prime.

S'intéresser au coefficient de vétusté et à la valeur assurée

De manière globale, l'assureur prend l’engagement d’indemniser en valeur à neuf tous les sinistres qui nécessitent une reconstruction partielle ou totale de l’immeuble. En appliquant un coefficient de vétusté, l’assureur s’engage aussi à ne pas réduire le coût de la reconstruction. Il serait donc plus intéressant pour vous de négocier une valeur à neuf sans considérer la vétusté. Vous pouvez aussi négocier une valeur à neuf avec un coefficient de vétusté assez bas. Assurez-vous aussi que la valeur de garantie n’ait pas de limite. Elle devrait correspondre au coût réel de la reconstruction.

Normalement, une assurance de copropriété couvre aussi la responsabilité civile des copropriétaires. Il est donc important pour chaque copropriétaire de vérifier si son immeuble est bien assuré avec une bonne prime d’assurance.